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Participe présent, adjectif verbal

 

Pourquoi le mot suffoquant est-il invariable alors que suffocant varie?

Suffoquant sous le soleil de plomb de Colombie, elle se rappelait l’hiver québécois et elle se disait que, malgré tout, elle les supporterait, ces jours suffocants.

13 novembre 2003

Réponse

Le mot suffoquant est invariable parce qu’il est le participe présent du verbe suffoquer et que les participes présents sont invariables. Le mot suffocant, quant à lui, varie parce qu’il est un adjectif verbal et qu’il s’accorde avec le nom qu’il complète.

À retenir

Terminaisons distinctes

Dans certains cas, le participe présent et l’adjectif verbal n’ont pas la même orthographe.

Par exemple, dans la liste suivante, nous retrouvons des adjectifs qui se terminent en ent. On sait que le participe présent, lui, se termine toujours en ant.

Participe présent Adjectif
équivalant équivalent
excellant excellent
précédant précédent
violant violent
etc.  

Dans les exemples suivants, le participe présent se termine en quant ou en guant alors que l’adjectif correspondant se termine en cant ou en gant.

Participe présent Adjectif
provoquant provocant
suffoquant suffocant
fatiguant fatigant
zigzaguant zigzagant
etc.  

Enfin, certains participes présents se terminent en geant alors que les adjectifs correspondants se terminent en gent.

Participe présent Adjectif
convergeant convergent
négligeant négligent
etc.  

Notons qu’il faut écrire exigeant, que le mot soit participe présent ou adjectif verbal.

Terminaisons identiques

Comment faire la différence entre le participe présent et l’adjectif verbal quand les deux se terminent en ant?

Il faut se rappeler ceci du participe présent :

La main saisissant la clé était celle d’un adulte (suivi d’un complément).

Ne se méfiant pas, elle a cru ses belles paroles (pronominal, forme négative).

Il aperçut deux enfants caressant doucement l’animal (suivi d’un adverbe).

Sa plaie saignant toujours, on dut l’hospitaliser (verbe d’une circonstancielle).

L’adjectif verbal se distingue du participe présent en ceci :

J’ai rarement vu une ressemblance aussi saisissante.

Nos voisins deviennent de plus en plus méfiants.

Elle le regarde avec des yeux caressants.

J’avais demandé que mon bifteck soit saignant.

Gérondif

On appelle gérondif le participe présent précédé de en.

Faites attention en ouvrant la porte.

Source

GREVISSE, Maurice (1993). Le bon usage, 13e éd. rev. et corr., éd. refond. par André Goosse, Paris/Louvain-la-Neuve, Duculot, xxxvii-1762 p.

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