le saviez-vous ?

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Acronyme / sigle

Un sigle est parfois un acronyme.

Un sigle est une abréviation constituée de la lettre initiale de plusieurs mots. Il s’écrit toujours en majuscules et chacune des lettres qui le composent est prononcée :
CHSLD : Centre hospitalier de soins de longue durée
HLM : Habitation à loyer modique
OQLF : Office québécois de la langue française

Lorsque le sigle est prononcé comme un mot ordinaire, c’est un acronyme :
OTAN (prononcé o-tan) : Organisation du traité de l’Atlantique Nord
CHUM (prononcé en une syllabe) : Centre hospitalier de l’Université de Montréal

Certains acronymes sont si bien passés dans la langue qu’ils ne sont plus perçus comme des abréviations : sida (syndrome immunodéficitaire acquis), cégep (collège d’enseignement général et professionnel); ils  donnent parfois lieu à la formation de dérivés : sidatique, sidéen, cégépien.

Source : GREVISSE, Maurice et André GOOSSE (2011). Le bon usage, 15e éd., Bruxelles, De Boeck & Larcier,  1666 p.

Centre de communication écrite – 4 février 2013

Adjoint / adjointe

Le mot adjoint s’emploie-t-il avec « à » ou avec « de »?

  • Employé comme adjectif, le mot adjoint se construit avec « à ».
    Il a le titre de conseiller adjoint au directeur des ventes.
  • Employé comme nom, le mot adjoint se construit avec « de ».
    Elle est l’adjointe du directeur des ventes.

Source : GIRODET, Jean (1997).  Dictionnaire Bordas des pièges et difficultés de la langue française, Paris, Larousse-Bordas, 896 p. 

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

*Adresser un problème

On ne dit pas
La direction devra *adresser ce problème (address this problem) au plus tôt.

On dit plutôt
La direction devra aborder (considérer, s’attaquer à) ce problème au plus tôt.

Source : VILLERS, Marie-Èva de (2009). Multidictionnaire de la langue française, 5e éd., Montréal, Québec/Amérique, xxvi-1707 p.

Centre de communication écrite – 15 novembre 2012

Alma mater

Notre université est souvent désignée comme notre Alma mater.

L’expression signifie « mère nourricière ». Les poètes latins désignaient ainsi « la » patrie, la leur! 

La locution exprime aujourd’hui le fort sentiment d’appartenance à l’établissement universitaire dont on est issu.

Source : BENTOLILA, Alain (2002). Vocabulaire, Paris, Nathan, 254 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

Alternative

Une alternative présente deux options, deux choix possibles.

*Choisir entre deux alternatives? Non. On choisira l’un des deux termes d’une alternative, l’un excluant l’autre.
J’étais devant une alternative : dénoncer la situation ou me taire.

Source : BENTOLILA, Alain (2002). Vocabulaire, Paris, Nathan, 254 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

*Alternative (solution de rechange)

Une alternative n’est pas une solution de rechange.

Emploi critiqué : La grève est la seule *alternative au gel des négociations.
Emploi correct : La grève est la seule solution...
Emploi critiqué : Médecine *alternative pour médecine douce.

Source : GIRODET, Jean (1997). Dictionnaire Bordas des pièges et difficultés de la langue française, Paris, Larousse-Bordas, 896 p. 

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

Arctique

Pourquoi Arctique s’écrit-il avec un c?

Le mot Arctique, qui désigne les régions polaires du Nord, s’écrit avec un c parce qu’il vient du latin arcticus, qui vient, lui, du grec arktos signifiant « ours ».

Note historique :
Les navigateurs d’autrefois s’orientaient à l’aide des étoiles. Deux constellations, visibles toute l’année dans l’hémisphère Nord, se trouvent près du pôle arctique : la Grande Ourse et la Petite Ourse. L’étoile polaire, qui indique la direction du pôle Nord, appartient à la Petite Ourse.

Source : Le nouveau Petit Robert. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française (2006), 40e édition, nouvelle éd. refondue, texte rem. et ampl. sous la dir. de Josette Rey-Debove et d’Alain Rey, Paris, Dictionnaire Le Robert, xlii-2837 p.

Centre de communication écrite – 6 novembre 2012

Arguer / argüer

Le verbe arguer, même lorsquil est écrit sans tréma, se prononce en trois syllabes : ar-gu-er. Il se conjugue comme tuer, avec la même prononciation de la voyelle : j’argue « ar-gu », tu argues « ar-gu »… il arguait « ar-gu-è », etc.
Il expliqua son geste en arguant « ar-gu-ant » qu’il n’avait pas été prévenu de la mauvaise situation financière de l’entreprise.

Les Rectifications de l’orthographe adoptées par l’Académie française en 1990 ont réglé ces problèmes de prononciation en ajoutant un tréma sur la voyelle qui se prononce seule : argüer.

Source : VILLERS, Marie-Éva (2009). Multidictionnaire de la langue française, 5e éd., Montréal, Québec/Amérique, xxvi-1707 p.

Centre de communication écrite – 5 février 2015

Assiette (ne pas être dans son)

Untel n’est pas dans son assiette. Mais de quelle assiette s’agit-il donc?

Dans l’expression ne pas être dans son assiette, le mot assiette ne désigne pas une pièce de vaisselle, mais bien « la manière d’être assis » et, par extension, « la disposition normale ».

Ne pas être dans son assiette signifie donc « ne pas être dans une disposition normale ».

Source : RAT, Maurice (1957). Dictionnaire des locutions françaises, Paris, Larousse, xv-446 p.

Centre de communication écrite – 8 novembre 2012

Avaler

Le verbe avaler signifie « faire descendre par le gosier » et, dans son sens figuré, « accepter, supporter »; il a donné lieu à la création de plusieurs locutions :

Avaler la pilule (supporter sans broncher des choses désagréables); avaler des couleuvres (subir des affronts); avaler n’importe quoi (tout croire avec naïveté); avaler son acte de naissance (mourir); avaler des mouches (garder la bouche ouverte); avoir avalé sa langue (refuser de parler); avoir avalé sa canne (avoir une attitude guindée).

Source : MATTEAU, Hélène (1990). Les mots de la faim et de la soif, s. l., Éditions de l’Homme, 207 p.

Centre de communication écrite –28 janvier 2013

Boute-en-train

Le boute-en-train est la personne qui met de l’ambiance, qui entraîne les autres dans la bonne humeur.

Courant en ancien français, le verbe bouter vient d’un verbe francique qui signifiait « pousser» ou « frapper » (il est devenu beat en anglais).
Il a presque disparu, sauf dans quelques termes et expressions où le sens original est perceptible. Parmi les plus courants :
boutade : trait d’esprit
bouture : pousse (aussi bouturer, bouturage)
arc-boutant : ouvrage destiné à soutenir la poussée de voûtes

Source : REY, Alain (dir.) (1998). Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Dictionnaire Le Robert, xvi-1381 p. (t.1), 2909 p. (t. 2), 4304 p. (t. 3).

Centre de communication écrite –28 janvier 2013

Bredouiller / bafouiller

Bredouiller et bafouiller ont-ils le même sens?

Bredouiller, c’est parler très vite et peu distinctement.
Bafouiller, c’est parler de manière peu cohérente, sous le coup de l’émotion ou parce qu’on n’a pas les idées claires.

En retard de dix minutes, il a bredouillé des excuses. Il a ensuite donné sa version des faits en bafouillant.


Les synonymes ont des sens voisins mais aussi des différences…

Source : BENTOLILA, Alain (2002). Vocabulaire, Paris, Nathan, 254 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

*C'est quoi l'idée?

*C’est quoi l’idée... est un calque de  l’anglais.

*C’est quoi l’idée... calque l’expression anglaise What’s the idea of...
Pourquoi ne pas dire pourquoi? C’est si simple!

*C’est quoi l’idée de nous cacher la raison de son absence?
Pourquoi [Dans quel but, À quoi ça rime de] nous cacher la raison de son absence?

Source : PARMENTIER, Michel (2006). Dictionnaire des expressions et tournures calquées sur l'anglais, Lévis (Québec), Presses de l'Université Laval, xix-203 p. 

Centre de communication écrite – 1er novembre 2012

Compost

Le mot compost ne date pas d'hier...

Ce mot désignant un mélange de fumier et de détritus remonte au 13e siècle. 

Les mots compote et compost ont une même origine, le mot latin composita; le nom compote (mets composés à l’origine de plusieurs aliments) se disait composte vers 1100.

Source : REY, Alain (dir.) (1998). Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Dictionnaire Le Robert, xvi-1381 p. (t.1), 2909 p. (t. 2), 4304 p. (t. 3).

Centre de communication écrite – 1er novembre 2012

Convaincre / persuader

Convaincu ou persuadé? Nuance!

On est convaincu rationnellement, par des arguments.
On peut être persuadé sans avoir été convaincu…

« Je ne tardai pas à sentir que j’avais tort de vouloir convaincre par le raisonnement dans un genre [le théâtre] où il ne faut que persuader par le sentiment. » Beaumarchais

Source : DUCHESNE, Alain et Thierry LEGUAY (1994). La nuance. Dictionnaire des subtilités du français, Paris, Larousse, 351 p. 

Centre de communication écrite – 1er novembre 2012

Croire que (+ indicatif ou subjonctif)

Il faut croire qu’on affirme à l’indicatif et qu’on doute au subjonctif.

« Croire que » (ou « ne pas croire que ») doit être suivi

  • de l’indicatif, si la pensée est affirmative :
    Vous croyez que c’est nécessaire de le lui dire maintenant?
    [Je vous le demande en sachant bien que pour vous, ce l’est.]
  • du subjonctif, dans les cas où un doute persiste dans notre esprit :
    Croyez-vous que ce soit nécessaire de le lui dire?
    [Je m’interroge vraiment.]

Source : LAGANE, René (1995). Difficultés grammaticales, Paris, Larousse/Bordas, 160 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

Deux-points

Si le point est un signe de clôture ou d’abréviation, les deux-points marquent l’ouverture et servent à introduire :

  • une citation
    Il me dit : « On verra ça demain », puis il partit.
  • une énumération
    Il mit tout dans le sac : ses bottes, son chapeau et son veston.
  • une explication, une justification ou une conséquence
    Prenez garde au chien : il mord!
    [je vous explique pourquoi : il mord; il vous mordra peut-être sinon!]

Source : KANNAS, Claude (2012). BESCHERELLE. Dictionnaire des difficultés du français. Montréal, Hurtubise, 664 p.

Centre de communication écrite – 9 novembre 2012

Dinde

Il existe un lien entre la dinde et l’Inde…

Pour les habitants de la France du 16e siècle, les objets rapportés d’explorations lointaines étaient souvent désignés comme venant « d’Inde », sans plus de précision sur le lieu d’origine.

C’est donc la poulle d’Inde, importée du Mexique par les conquérants espagnols, qui est devenue notre dinde, fort populaire à la période des Fêtes.

Source : REY, Alain (dir.) (1998). Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Dictionnaire Le Robert, xvi-1381 p. (t.1), 2909 p. (t. 2), 4304 p. (t. 3).

Centre de communication écrite – 8 novembre 2012

Donner à / dans / sur

Donner à…  donner dans… donner sur…
Il arrive que le sens d’un verbe diffère selon la préposition qui le suit.

Donner à quelqu’un, c’est lui faire don, lui offrir.
Donne une friandise à un enfant.
Donne le bras à cette femme pour l’aider.

Donner dans, c’est tomber dans, arriver ou entrer dans.
Le voleur donna dans le piège.
Le soleil donne dans le salon.

Donner sur, c’est être orienté vers
Une fenêtre donne sur la rue.

Source : BENTOLILA, Alain (2002). Vocabulaire, Paris, Nathan, 254 p. 

Centre de communication écrite – 9 novembre 2012

Écales / écailles

Écailles ou écales? Quelle est la différence?

Les poissons sont couverts d’écailles; les noix ont des écales.
Note gourmande :
On écaille les poissons et les huîtres. On écale les noix.

Source : CHOUINARD, Camil (2001). 1300 pièges du français parlé et écrit au Québec et au Canada, Montréal, Libre expression, 315 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

*En bout de ligne / *en bout de piste

Pour introduire une conclusion, un résumé, sont calquées de l’anglais les expressions *en bout de ligne (at the end of the line) et *à la fin de la journée (at the end of the day); *en bout de piste est aussi un emploi à rejeter.

Plusieurs expressions tout à fait françaises peuvent avantageusement les remplacer : au bout du compte, en fin de compte, à la fin du compte, en définitive, finalement, tout compte fait, somme toute.

En fin de compte, ce sont les électeurs qui ont le dernier mot, n'est-ce pas?

Source : CHOUINARD, Camil (2001). 1300 pièges du français parlé et écrit au Québec et au Canada, Montréal, Libre expression, 315 p. 

Centre de communication écrite –28 janvier 2013

Érudit

L’érudit, d’abord instruit, est devenu savant.

Le verbe latin erudire, signifiant « dégrossir, instruire », est construit de ex- négatif et de rudis, « grossier, inculte ».

L’érudit a donc d’abord été une personne « dégrossie par l’instruction », instruite, avant de devenir, au 13e siècle, une personne savante.

Source : REY, Alain (dir.) (1998). Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Dictionnaire Le Robert, xvi-1381 p. (t.1), 2909 p. (t. 2), 4304 p. (t. 3).

Centre de communication écrite – 8 novembre 2012

Fenêtre / souris

La souris ouvre la fenêtre : fable ou réalité?

Au fil du temps, un mot peut acquérir des sens nouveaux.

Imaginez la tête de vos aïeux entendant cette phrase :
Plusieurs fenêtres peuvent être ouvertes simultanément au moyen de la souris.
« Ah, jeunesse, il faut plutôt fermer toutes les fenêtres pour éviter une invasion de souris! » auraient-ils pu répliquer…

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

File / *ligne / queue

On ne dit pas
Les amateurs ont dû *attendre en ligne (wait in line) pendant des heures avant de pouvoir entrer au stade.

On dit plutôt
Les amateurs ont dû faire la file, faire la queue, attendre en file pendant des heures avant de pouvoir entrer au stade.

Source : VILLERS, Marie-Èva de (2009). Multidictionnaire de la langue française, 5e éd., Montréal, Québec/Amérique, xxvi-1707 p.

Centre de communication écrite –21 janvier 2013

Gratis / gratuit / *gratos (adjectif)

Ce qui ne coûte rien est-il gratis, gratuit ou gratos?

L’adverbe latin gratis, signifiant « gracieusement, par complaisance », a donné naissance à l’adjectif gratis, gratuit.
Ce soir, votre billet sera gratis [adjectif invariable].

On entend souvent son équivalent familier, *gratos.

Source : Le nouveau Petit Robert. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française (2006), 40e édition, nouvelle éd. refondue, texte rem. et ampl. sous la dir. de Josette Rey-Debove et d’Alain Rey, Paris, Dictionnaire Le Robert, xlii-2837 p.

Centre de communication écrite – 8 novembre 2012

*Gratis / gratuitement (adverbe)

Gratis est un adverbe aussi latin que familier…

Gratis est un adverbe latin signifiant « gracieusement, par complaisance » dont l’équivalent français est gratuitement. Il est de nos jours perçu comme familier.
Aujourd’hui, on entre au musée *gratis [gratuitement].

Source : Le nouveau Petit Robert. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française (2006), 40e édition, nouvelle éd. refondue, texte rem. et ampl. sous la dir. de Josette Rey-Debove et d’Alain Rey, Paris, Dictionnaire Le Robert, xlii-2837 p.

Centre de communication écrite – 8 novembre 2012

Gravement / grièvement

Gravement et grièvement ne sont pas toujours interchangeables.

Un conducteur peut être gravement ou grièvement blessé.
[physiquement atteint]
Un discours sera prononcé gravement mais jamais grièvement…
[sur un ton grave, solennel]

Grièvement ne s’emploie qu’avec un adjectif ou un participe signifiant « physiquement atteint ».

Source : VILLERS, Marie-Èva de (2009). Multidictionnaire de la langue française, 5e éd., Montréal, Québec/Amérique, xxvi-1707 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

Hic et nunc / Carpe diem

Une expression latine peut être très actuelle! Comme hic et nunc ou carpe diem

Hic et nunc (prononcez ik-ette-nounc) veut dire : ici et maintenant. L’expression pourrait être la devise de qui veut tout et tout de suite, c’est-à-dire bien des contemporains, non? À moins qu’on y préfère carpe diem (prononcez karpédièm), c’est-à-dire : mets à profit le jour présent.

Source : RUDDER, Orlando de (1999). Dictionnaire commenté des expressions latines. Aperto libro, Paris, Larousse/HER, 302 p. 

Centre de communication écrite – 1er novembre 2012

*Hors cour

L’expression hors cour est un anglicisme.
La cause s’est réglée *hors cour. L’expression, à éviter, est calquée de l’anglais : out of court settlement.

Il faut parler plutôt d’une entente à l’amiable, d’un règlement extrajudiciaire.

Source : ROUX, Paul (2004). Lexique des difficultés du français dans les médias, s. l., La Presse, 288 p. 

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

Imparfait d'atténuation

L’imparfait peut s’employer par politesse…

Par politesse ou par discrétion, on peut parfois employer l’imparfait  au lieu du présent de l’indicatif.
Je venais [viens] vous demander une faveur.
Je voulais [veux] juste t’avertir de ne pas y aller demain.

Il s’agit d’un imparfait d’atténuation. Il précède des verbes à l’infinitif.

Source : LAGANE, René (1995). Difficultés grammaticales, Paris, Larousse/Bordas, 160 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

Jamais / toujours

À tout jamais, c’est pour toujours!

Dans les expressions à jamais et à tout jamais, le mot jamais a le sens de toujours!
Il est parti à tout jamais [pour toujours].
Petit paradoxe…

Dans plusieurs autres cas, jamais n’aura pas non plus son sens premier d’« à aucun moment »…
Avez-vous jamais [déjà] pensé à cela?
Si jamais [si par hasard] il le devine, ce sera effrayant!
Il se demandait s’il arriverait jamais [un jour] au but.

Source : GIRODET, Jean (1997).  Dictionnaire Bordas des pièges et difficultés de la langue française, Paris, Larousse-Bordas, 896 p.

Centre de communication écrite – 6 novembre 2012

Kiosque / stand

Au Salon du livre, visite-t-on les stands ou les kiosques des éditeurs? Réponse : On peut faire les deux!

En français général, un kiosque est un petit pavillon de jardin ou un abri pour la vente de journaux ou de fleurs, et un stand (prononcé [stᾶd], rime avec grande) est un espace réservé à un produit ou à une entreprise dans une exposition.

On ne trouve plus de kiosques à journaux à Montréal.
Notre librairie aura un stand à la prochaine foire du livre.

Au Québec, un kiosque est aussi un espace d’information ou de vente, notamment dans une exposition, une foire.

Mon oncle est créateur de meubles et il prépare son kiosque pour une grande exposition à Milan.

Sources :

Le petit Larousse illustré (2014). éd. 2015, Paris, Larousse, 2048 p.

OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE (2009). Grand dictionnaire terminologique, [En ligne], [gdt.oqlf.gouv.qc.ca].

VILLERS, Marie-Èva de (2009). Multidictionnaire de la langue française, 5e éd., Montréal, Québec/Amérique, xxvi-1707 p.

 

Centre de communication écrite – 6 janvier 2015

 

Lice / liste

La lice (d’un mot francique signifiant « barrière ») était un champ circonscrit dans lequel se déroulaient des tournois ou des compétitions. Être (entrer, rester) en lice signifie donc être en compétition avec d’autres.

On ne dit pas
Voici les candidats et candidates en *liste pour la prochaine élection.

On dit plutôt
Voici la liste des candidats et candidates qui sont en lice pour la prochaine élection.

Source : VILLERS, Marie-Èva de (2009). Multidictionnaire de la langue française, 5e éd., Montréal, Québec/Amérique, xxvi-1707 p.

Centre de communication écrite –28 janvier 2013

Maïeuticien / sage-femme / sage-homme

Sage-femme et… sage-homme?

L’Académie française a proposé le terme maïeuticien pour désigner l’homme qui occupe la fonction de sage-femme.

Ce terme est toutefois encore peu répandu. Si le terme homme sage-femme est parfois utilisé, l’Office québécois de la langue française recommande plutôt sage-homme.

Source : VILLERS, Marie-Èva de (2009). Multidictionnaire de la langue française, 5e éd., Montréal, Québec/Amérique, xxvi-1707 p.

Centre de communication écrite – 1er novembre 2012

Mise à pied / licenciement / congédiement

Qu’on ait été mis à pied, licencié ou congédié, on a perdu son emploi, indiscutablement. Mais pas de la même manière…

La mise à pied est une perte d’emploi temporaire.

Le licenciement (généré par des compressions budgétaires la plupart du temps) et le congédiement (qui peut être la conclusion de mesures disciplinaires) sont définitifs.

Attention, ces termes ne sont donc pas de parfaits synonymes…

Source : ROUX, Paul (2004). Lexique des difficultés du français dans les médias, s. l., La Presse, 288 p.

Centre de communication écrite – 1er novembre 2012

Nombre de

Le verbe employé après nombre de sera toujours au pluriel.

Avec la locution nombre de, l’accord se fait avec le complément, au pluriel, comme avec beaucoup de, quantité de, etc.
Nombre de (beaucoup de) personnes ont suivi ce cours.

Cependant, le verbe peut se conjuguer au singulier ou au pluriel dans la phrase :
Un grand (petit) nombre de personnes a ou ont suivi ce cours.

Source : KANNAS, Claude (2012). BESCHERELLE. Dictionnaire des difficultés du français. Montréal, Hurtubise, 664 p.

Centre de communication écrite – 9 novembre 2012

Notable / notoire

C’est notable ou notoire?

Notable signifie « digne d’être noté, souligné ».
Il a fait des progrès notables.
Notoire, c’est « reconnu par tout le monde, ou presque ».
Sa méchanceté est notoire!

Attention, ce qui est notable n’est pas toujours notoire! Ces termes sont des faux amis.

Source : BENTOLILA, Alain (2002). Vocabulaire, Paris, Nathan, 254 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

Π(digramme)

Le digramme œ (on dit aussi « la ligature », car les lettres sont liées) peut se prononcer « e », « eu », « é » ou « è ».

Il se prononce « e » dans œil, bœuf et œuvre, c’est-à-dire dans une syllabe dont la consonne finale est prononcée. Il se prononce « eu » lorsqu’il n’y a pas de consonne finale ou que celle-ci n’est pas prononcée, comme dans vœu, bœufs.

Dans les mots d’origine grecque, surtout du domaine médical, il se prononce « è » lorsque suivi des consonnes st, comme dans œstre, œstrus, « é » ailleurs : fœtus, œdème, œsophage, Œdipe, œnologue,  etc. La prononciation « eu », attestée pour quelques-uns de ces mots dans certains ouvrages, est généralement rejetée.

Source : GREVISSE, Maurice et André GOOSSE (2011). Le bon usage, 15e éd., Bruxelles, De Boeck & Larcier,  1666 p. 

Centre de communication écrite – 4 février 2013

Pamphlet / dépliant / brochure

Le mot pamphlet n’a pas le sens de dépliant ou de brochure publicitaire.

Son seul sens en français : écrit satyrique dont le but est d’attaquer une personne, une autorité.

Le pamphlet dénonce, décrie; il n’a pas pour but d’informer.

Source : CHOUINARD, Camil (2001). 1300 pièges du français parlé et écrit au Québec et au Canada, Montréal, Libre expression, 315 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

Politologue / politicologue

En quoi un politologue diffère-t-il d’un politicologue?

Un politologue est un spécialiste de la politologie, ou science politique. Ces termes ont supplanté politicologue et politicologie, maintenant considérés comme rares.

Source : VILLERS, Marie-Èva de (2009). Multidictionnaire de la langue française, 5e éd., Montréal, Québec/Amérique, xxvi-1707 p.

Centre de communication écrite – 5 novembre 2012

Problématique / problème

Un problème n’est pas une problématique.

Un problème est une question comportant des difficultés à résoudre :
L’avion n’a pu décoller en raison d’un problème technique.

La problématique désigne soit la science de poser les problèmes, soit un ensemble de problèmes dont les éléments sont liés :
Le gouvernement devra se pencher sur la problématique de l’itinérance, dont les causes sont multiples.

Source : OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE, Banque de dépannage linguistique, [En ligne], [http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca].

Centre de communication écrite – 6 novembre 2012

Réussir / échouer

Les verbes réussir et échouer ne se construisent pas de la même manière. On peut dire
J’ai réussi à un examen
J’ai réussi un examen
J’ai échoué à un examen

Mais on ne dit pas
*J’ai échoué un examen

Source : VILLERS, Marie-Èva de (2009). Multidictionnaire de la langue française, 5e éd., Montréal, Québec/Amérique, xxvi-1707 p.

Centre de communication écrite – 6 novembre 2012

Revêtir

On revêt, au présent; on revêtit, au passé. Les temps changent… l’orthographe!

Le verbe revêtir se conjugue comme vêtir. Au présent :
Je revêts, tu revêts, il revêt, nous revêtons, vous revêtez, ils revêtent.

La contestation revêt [et non *revêtit] une forme nouvelle depuis le printemps.

Source : KANNAS, Claude (2012). BESCHERELLE. Dictionnaire des difficultés du français. Montréal, Hurtubise, 664 p.

Centre de communication écrite – 6 novembre 2012

Sandwich

Un rapport existe entre le sandwich et le jeu de cartes.

Le sandwich (nom masculin) tire son nom de John Montaigu, comte de Sandwich (1718-1792).

Joueur passionné et infatigable, ce dernier se faisait servir en guise de repas de la viande froide entre deux tranches de pain, ce qui lui évitait de se salir les mains et… de salir les cartes!

Source : LESAY, Jean Damien (2004). Les personnages devenus mots, s. l., Belin, 349 p. 

Centre de communication écrite – 6 novembre 2012

Sardine

La sardine, étymologiquement, est liée à une île…

Sardine est un mot issu du latin sardina, littéralement « poisson de la Sardaigne ».

Ce petit poisson était pêché abondamment sur les côtes de la Sardaigne dès l’Antiquité.

Source : REY, Alain (dir.) (1998). Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Dictionnaire Le Robert, xvi-1381 p. (t.1), 2909 p. (t. 2), 4304 p. (t. 3).

Centre de communication écrite – 6 novembre 2012

Sel / salaire

Sel et salaire sont des mots étroitement liés.

Les mots sel et salaire ont la même origine, du latin sal.

Le salaire était la ration de sel allouée au soldat.

Le salaire désigne maintenant la rémunération pour un travail, plus particulièrement celle payée par un employeur à une personne qu’il emploie.

Source : Le nouveau Petit Robert. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française (2006), 40e édition, nouvelle éd. refondue, texte rem. et ampl. sous la dir. de Josette Rey-Debove et d’Alain Rey, Paris, Dictionnaire Le Robert, xlii-2837 p.

Centre de communication écrite – 6 novembre 2012

*Trouble / problème

*Se donner du trouble est un anglicisme.
Il faudrait dire plutôt : se donner du mal.
*Pas de trouble? Mais non… pas de problème!

Source : ROUX, Paul (2004). Lexique des difficultés du français dans les médias, s. l., La Presse, 288 p.

Centre de communication écrite – 1er novembre 2012

Virer casaque / virer capot / virer son pantalon / retourner sa veste

Changer brusquement d’opinion ou d’allégeance politique ou religieuse est généralement mal vu.

Il existe, dans la francophonie, diverses expressions pour désigner familièrement ce retournement :

Virer (tourner) casaque (Belgique, France)
Virer son capot de bord (Québec, Acadie)
Virer son pantalon (La Réunion)
Retourner sa veste (France)

Ces expressions font toutes référence à un vêtement que l’on change, sans doute pour souligner la superficialité de l’allégeance : la casaque était une sorte de veste à larges manches que portaient les mousquetaires; le capot est manteau. On dit aussi parfois que la personne qui change ainsi d’opinion est un vire-capot.

Source : TREPS, Marie (2009). Lâche pas la patate! Mots et expressions francophones, ill. de Gwen Keraval, Paris, Le Sorbier, 125 p.

Centre de communication écrite – 4 février 2013


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