Observations grammaticales et terminologiques

Les Observations grammaticales et terminologiques de Madeleine Sauvé sont des documents linguistiques d’une grande valeur que le CCE reproduira progressivement dans ces pages. Nous avons demandé à monsieur Michel Lespérance, secrétaire général de l’Université de Montréal, et à madame Madeleine Sauvé, auteure des Observations et grammairienne de l’Université à la retraite, d’expliquer en quelques lignes la genèse de ces fiches et leur histoire. Quant à l’équipe du CCE, elle signe un petit « Clin d’œil ».

Mot du secrétaire général

Modestie, compétence et rigueur sont les mots qui viennent à la bouche de ceux et de celles qui ont eu l’immense privilège de consulter régulièrement Madeleine Sauvé, grammairienne de l’Université de Montréal de 1972 à 1991.

Entre septembre 1972 et octobre 1991, Madeleine Sauvé a publié à un rythme variable ses 246 Observations grammaticales et terminologiques. Les sujets traités étaient choisis en fonction des besoins courants de la Direction et des employés de l’Université, des difficultés portées à l’attention de la grammairienne, des demandes explicites d’étude de tel ou tel terme.

Dès le début, les Observations ont été diffusées auprès de tous les membres de la communauté universitaire, doyens et doyennes de faculté, directeurs et directrices de département, professeurs, cadres et professionnels, secrétaires, etc. Par la suite, une distribution externe, avec service d’abonnement, a été offerte, ce qui portait alors à près de 4 000 le tirage de la publication. À compter de 1979, les fiches ont été reliées en cahiers; l’ajout d’un index des sujets permettait d’y trouver rapidement l’information recherchée. En 1985 a pris fin la publication des fiches à l’unité, mais la série des treize cahiers parus est demeurée disponible une dizaine d’années.

Les synthèses de Madeleine Sauvé ont ainsi connu un rayonnement qui a dépassé les cadres du milieu universitaire, comme en témoignent les nombreux ouvrages de langue publiés par la suite au Québec. Ils sont nombreux à citer les fiches et à profiter de l’immense travail fait par la grammairienne.

Bon nombre des Observations portent sur des problèmes de langue qu’éprouvent encore et toujours les rédacteurs et les rédactrices aux prises avec des textes à écrire, d’où la décision du Secrétariat général de confier au Centre de communication écrite le soin de mettre progressivement à jour les fiches et de les rendre de nouveau accessibles dans le Web. Nous espérons ainsi donner à ce travail la place et la diffusion qu’il mérite et fournir aux internautes des outils utiles pour la rédaction.

Michel Lespérance
Secrétaire général
Université de Montréal
2002

Propos en mode rétrospectif

Les Observations grammaticales et terminologiques, dont la publication amorcée au cours de l’année universitaire 1972-1973 s’est poursuivie jusqu’à juin 1985, sont en voie de connaître un rajeunissement insoupçonné, une source inédite de valeur ajoutée.

L’aujourd’hui et, sans doute, l’avenir des Observations s’inscrivent sur la Toile de haute qualité du Centre de communication écrite. J’en suis vivement reconnaissante à la direction et aux professionnelles de ce service.

Regarder mes Observations grammaticales et terminologiques en mode rétrospectif, c’est avouer que ces pages ont d’abord été rédigées comme un aide-mémoire pour le personnel du Secrétariat général, où je venais d’entrer en fonction sous le titre de « grammairien de service ». En poste à mi-temps, je tentais de servir « à plein » grâce à ces modestes écrits nommés « fiches », appellation conservée par la suite.

Factuels à souhait, les thèmes abordés étaient alors, et sont demeurés durant une bonne douzaine d’années, des sujets imposés. Imposés par mon souci d’offrir une documentation pertinente et facile d’accès, à la mesure des lacunes observées dans les textes administratifs courants et les nombreux procès-verbaux que le personnel de l’Université est appelé à écrire. Sujets imposés encore par les problèmes récurrents : accord des participes passés, propriété des termes, moyens de contrer les anglicismes, façon d’éradiquer les usages douteux consacrés par le temps, etc.

Le tirage des Observations est allé en s’accroissant année après année; leur diffusion interne et externe a alourdi les charges afférentes au service; en ces temps, les contraintes budgétaires pesaient lourd; les responsabilités du bureau de la grammairienne augmentaient; le personnel (une grammairienne, deux secrétaires) n’augmentait pas; ainsi, juin 1985 marquera-t-il la fin de la publication périodique.

Vu en mode rétrospectif, l’itinéraire des Observations s’offre comme une démarche heureuse : entreprise stimulante, activité passionnante, moyen privilégié de traduire au quotidien ma ferveur pour l’écriture et, plus profondément encore, ma conviction d’une indissociable unité entre les mots et la pensée.

De l’autre côté du miroir, cette publication garde en clair-obscur l’image d’un défi continuel à relever, en dépit des autres tâches - consultation linguistique, révision de textes, rédaction de tous genres, etc. - accomplies sous un titre qui ne disait pas tout, qui le disait improprement, celui de « grammairienne de l’Université ». Ce titre se retrouve en filigrane sous la forme nouvelle, moderne et enrichie des Observations grammaticales et terminologiques, bellement retissées sur la Toile du Centre de communication écrite de l’Université de Montréal.

Madeleine Sauvé
Auteure des Observations
Grammairienne de l’Université de Montréal à la retraite

Clin d’œil

C’est avec grand plaisir que le Centre de communication écrite a accepté la responsabilité de mettre à jour et en ligne les Observations grammaticales et terminologiques de Madeleine Sauvé, tâche bien légère en raison de la qualité du matériau initial et du contact stimulant avec l’auteure que cela permet.

Il nous semblait tout naturel d’accueillir dans notre site ces fiches qui sont le fruit du travail d’une pionnière dans le domaine de la qualité de la langue et qui sont toujours d’actualité. Du bureau de la grammairienne de l’Université de Montréal au Centre de communication écrite s’est transmise une mission : celle de fournir aux usagers de la langue française des outils utiles et pratiques pour se perfectionner.

En mettant à la disposition des internautes les Observations de la grammairienne, nous espérons rendre hommage au travail inestimable de Madeleine Sauvé et de sa petite équipe, à qui nous devons beaucoup.

Équipe du CCE

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