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Ne dit explétif

Tiré des Observations grammaticales et terminologiques de Madeleine Sauvé, fiche n° 173, décembre 1981, mise à jour 2002

Pierre craint que Lucie revienne à la charge.

Pierre craint que Lucie ne revienne à la charge.

Faut-il ici employer ou non l’adverbe ne? L’une de ces phrases est-elle fautive et l’autre correcte, ou a-t-on le choix? Si l’emploi de ne est facultatif dans ce contexte, la forme positive est-elle préférable?

  1. Règle générale
  2. « Sens positif », « sens négatif »
  3. Contextes d’emploi
  4. Conclusion
  5. Bibliographie

1 Règle générale

Dans certains énoncés considérés logiquement comme positifs, on emploie parfois la négation ne. C’est le cas de la seconde phrase donnée en exemple au début de ce texte. Le ne qui figure dans un tel cas est dit explétif : il n’a pas une valeur négative réelle; il n’est pas nécessaire au sens de l’énoncé ni exigé par la syntaxe; tout au plus, peut-on dire, selon l’expression d’un auteur, que « la négation flotte seulement dans l’idée à exprimer » (Vendryes, 1950, p. 8).

Les grammaires s’accordent sur le fait que son emploi tend à disparaître. Toutefois, les auteurs qui ont toujours recours au ne explétif peuvent vouloir exprimer certaines nuances de leur pensée, et il reste opportun de savoir dans quel contexte ce ne peut s’employer et ce qu’il exprime, notamment par rapport à la forme négative ne pas.

2 « Sens positif », « sens négatif »

Il faut distinguer nettement l’emploi du ne dit explétif de celui qu’on trouve dans les locutions ne pas et ne jamais, qui expriment la négation. Considérons les deux exemples suivants :

Pierre craint que Lucie ne revienne à la charge.

Pierre craint que Lucie ne revienne pas à la charge.

Dans le premier exemple, Pierre pense que Lucie pourrait revenir à la charge et il le craint. C’est pour appuyer la connotation négative du verbe craindre que l’auteur de cette phrase a recours au ne explétif. Il pourrait tout aussi bien choisir d’exprimer ce qu’il veut dire sans cette nuance, dans une forme grammaticalement positive, en écrivant : Pierre craint que Lucie revienne à la charge.

Dans le deuxième exemple, par contre, Pierre pense que Lucie pourrait ne pas revenir à la charge, et il le craint. Le sentiment de Pierre est toujours exprimé par un verbe à connotation négative (craindre). Cependant, la crainte dont il est ici question est contraire à celle qu’exprimait la première phrase donnée en exemple. La subordonnée (introduite par que) exprime une véritable négation (désignée par l’emploi de ne pas).

Notons que le sentiment exprimé dans la phrase où l’on a eu recours au ne explétif (Pierre craint que Lucie ne revienne à la charge) aurait pu l’être de deux autres manières :

Pierre craint que Lucie revienne à la charge.

Pierre souhaite que Lucie ne revienne pas à la charge.

Dans la dernière de ces phrases, l’auteur a eu recours à une forme parallèle, positive : le verbe à connotation positive qu’il a choisi (souhaiter) appelle une subordonnée à la forme négative si l’idée est d’exprimer le même sentiment que dans les deux autres phrases. L’intention de décrire le sentiment de Pierre par le « sens négatif » ou par le « sens positif » aura présidé au choix de l’auteur.

3 Contextes d’emploi

Le ne dit explétif se rencontre dans des propositions (phrases) subordonnées introduites par la conjonction que (mot subordonnant) ou par une locution conjonctive comportant que. Le ne explétif « est appelé par des mots qui régissent, en règle générale, l’emploi du subjonctif (sauf pour les subordonnées de comparaison) » (Gaatone, 1971, p. 81). Par exemple, il ne peut jamais s’employer devant un infinitif : *Je crains de ne venir (Riegel, Pellat et Rioul, 1999, p. 419).

Considérons les cas les plus courants où se pose la question de l’emploi du ne explétif.

3.1 Le ne explétif après les verbes exprimant la crainte (appréhender, avoir peur, craindre, redouter, trembler, etc.)

Forme affirmative

Après les verbes de crainte, tels que appréhender, avoir peur, craindre, redouter, trembler, etc., employés à la forme affirmative, on met ordinairement ne devant le verbe de la subordonnée quand celle-ci exprime un désir négatif, c’est-à-dire évoque un effet que l’on ne veut pas voir se produire.

Je crains qu’il n’intervienne publiquement.

Il appréhende que son projet ne soit rejeté.

On redoute fort qu’il n’apporte une mauvaise nouvelle.

Les mêmes règles s’appliquent dans le cas des expressions de crainte que, dans la crainte que, de peur que, etc.

Je viendrai ce matin, de peur qu’il ne pleuve demain.

L’emploi du ne explétif, dans un tel contexte, exprime que l’événement évoqué n’est pas encore réalisé, malgré certaines probabilités qu’il le soit, et que l’on envisage.

Dans le cas où la subordonnée exprime une éventualité que l’on craint de voir ne pas se produire, c’est-à-dire dont on souhaite la réalisation, on emploie la négation authentique ne pas; l’objet de la crainte est alors une action négative : il n’est plus question du ne explétif.

Il craint que ses propos ne soient pas accueillis par l’assemblée.

Elle redoute que son directeur de thèse n’approuve pas ce projet.

Forme négative

Après les verbes de crainte employés à la forme négative, le ne explétif est régulièrement omis dans la subordonnée.

Elle ne craint pas que son travail soit achevé en son absence.

Je ne redoute aucunement que cette proposition soit adoptée par l’assemblée.

Forme interrogative ou interro-négative

Après les verbes de crainte employés à la forme interrogative ou à la forme interro-négative, l’emploi du ne explétif dépend de la pensée. Dans ce cas, il est considéré comme facultatif et, de fait, il est souvent omis.

Redoutez-vous que ce nouveau venu entrave les progrès du groupe?

N’appréhendons-nous pas qu’il étale cette affaire au grand jour?

3.2 Le ne explétif après les verbes exprimant l’empêchement, la précaution ou la défense (empêcher, éviter, prendre garde, etc.)

Forme affirmative

Après les verbes d’empêchement ou de précaution, tels que empêcher, éviter, prendre garde, etc., l’emploi du ne explétif est courant bien que non obligatoire lorsque ces verbes sont employés à la forme affirmative.

Il faut empêcher qu’il démissionne avant l’échéance de son mandat.

ou

Il faut empêcher qu’il ne démissionne avant l’échéance de son mandat.

Évitez que cette nouvelle soit publiée aujourd’hui.

ou

Évitez que cette nouvelle ne soit publiée aujourd’hui.

Toutefois, le ne explétif n’est jamais admis après le verbe défendre.

Forme négative ou interrogative

Lorsque les verbes d’empêchement ou de précaution sont employés à la forme négative ou à la forme interrogative, le ne explétif, dont l’emploi est facultatif, est généralement omis.

On ne saurait empêcher que ce dossier soit préparé en groupe.

Pourrez-vous éviter qu’elle formule un grief à ce propos?

3.3 Le ne explétif après les verbes exprimant le doute ou la négation (douter, mettre en doute, contester, disconvenir, nier, etc.)

Forme affirmative

Toute subordonnée suivant un verbe de doute ou de négation employé à la forme affirmative rejette le ne explétif.

Il nie que ce travail ait pu être terminé en une heure.

Nous doutons que les deux groupes aient mis leurs ressources en commun.

Forme négative ou interrogative

Après les verbes de doute ou de négation, tels que douter, mettre en doute, contester, disconvenir, nier, etc., employés à la forme négative ou à la forme interrogative dans la principale, le ne explétif peut se trouver dans la subordonnée.

Dans ces cas, l’emploi du ne est jugé préférable par certains, alors qu’il est considéré comme facultatif par d’autres.

Je ne doute pas qu’il intervienne.

ou

Je ne doute pas qu’il n’intervienne.

Peut-on nier qu’il y ait eu quelque amélioration?

ou

Peut-on nier qu’il n’y ait eu quelque amélioration ?

Cette règle vaut également dans le cas des expressions telles que nul doute que, point de doute que, il n’y a pas de doute que, il n’est pas douteux que, etc.

En fait, la particule ne est le plus souvent omise, son absence marquant davantage la conviction. C’est dire que, même si le verbe de doute ou de négation est à la forme négative ou à la forme interrogative, on omettra d’employer le ne explétif dans tous les cas où l’on veut exprimer un fait incontestable.

Je ne doute pas qu’Antonine Maillet ait mérité le prix Goncourt.

Qui oserait disconvenir que ce travail soit bien fait?

3.4 Le ne explétif dans les tournures comparatives marquant l’inégalité (autre, autrement, meilleur, mieux, moindre, moins, pire, pis, plus, etc.)

Forme affirmative

Dans une subordonnée commençant par que et introduite par un comparatif d’inégalité, tel que autre, autrement, meilleur, mieux, moindre, pire, pis, plus, etc., le ne explétif est généralement employé lorsque la phrase (principale) est à la forme affirmative.

Il agit autrement qu’il ne parle.

Elle est plus habile que vous ne croyez.

« Dans ce cas, l’opinion ou l’état de choses exprimés dans la subordonnée introduite par que se trouvent négativisés par rapport à la vérité affirmée dans la principale, comme peut le montrer une paraphrase : Elle est plus grande que je ne le pensais équivaut à « Je ne pensais pas qu’elle fût aussi grande » (Riegel, Pellat et Rioul, 1999, p. 420).

Forme négative ou interrogative

Lorsque la phrase (principale) est à la forme négative ou à la forme interrogative, c’est-à-dire lorsqu’elle nie ou met en question l’inégalité, il est d’usage courant d’omettre le ne explétif dans la subordonnée.

Il n’agit pas autrement qu’il parle.

N’est-elle pas plus habile que vous croyez?

3.5 Le ne explétif après certaines locutions conjonctives

La question de l’emploi ou du non-emploi du ne explétif après les locutions conjonctives à moins que, avant que, sans que et plutôt que appelle des considérations spécifiques.

À moins que

Après la locution à moins que, le ne explétif est d’un emploi courant. La raison qui justifie cet usage est simple : la locution à moins que indique que le fait mentionné dans la principale se réalisera, sauf dans le cas énoncé dans la subordonnée. Le ne vient donc mettre en relief cette hypothèse négative, qui tient au fait que l’événement dont on fait mention dans la subordonnée n’est pas réalisé, n’est pas encore réalisé (Riegel, Pellat et Rioul, 1999, p. 419).

J’irai à votre rencontre, à moins qu’il ne pleuve.

Ce travail sera terminé, à moins que quelque imprévu ne survienne.

Toutefois, on omet de plus en plus fréquemment le ne explétif après à moins que, notamment lorsque la phrase (principale) est à la forme négative.

Je n’irai pas à votre rencontre, à moins qu’il pleuve.

Ce travail ne sera pas terminé, à moins qu’un miracle survienne.

Le ne explétif ne s’emploie que dans le cas où à moins que est suivi du subjonctif. On l’omet si la locution à moins que est suivie de « de + infinitif » (Dournon, 1996, p. 402).

Avant que

Après la locution avant que, l’emploi du ne explétif est facultatif, quoique fréquent, comme le précise Jean-Yves Dournon (1996, p. 402).

Je le ferai avant que vous me l’ordonniez.

ou

Je le ferai avant que vous ne me l’ordonniez.

Je n’irai pas la voir avant qu’elle parte.

ou

Je n’irai pas la voir avant qu’elle ne parte.

Sans que

Après la locution sans que, qui contient déjà une négation, le ne explétif est généralement omis : dans une mise en garde du 17 février 1966, l’Académie française déclare que « sans que doit se construire sans négation, même s’il est suivi d’un mot comme aucun, personne ou rien, qui ont dans ces phrases un sens positif » (Défense de la langue française, s.v. sans que).

Sans qu’elle ait pu s’en rendre compte, elle se trouvait dépouillée de tous ses biens.

Il mettra son projet à exécution sans que personne puisse s’y opposer.

La mise en garde de l’Académie française n’a visiblement pas clos la discussion. Bien qu’il prenne soin de préciser qu’après « sans que, on évite ne dans l’usage surveillé », René Lagane (1995, p. 96.) relève l’emploi assez fréquent du ne explétif après sans que, surtout quand la principale comporte une négation ou quand la subordonnée contient un mot comme personne, rien, aucun, jamais. Il donne ces deux exemples : Aucune décision ne peut être prise sans que je n’en sois informé. Il a agi ainsi sans que personne ne le sache. Jean Girodet (1997, p. 516 et 701), respectant pour sa part l’avis de l’Académie, déclare fautif l’emploi du ne explétif après sans que, dans tous les cas, y compris dans le contexte décrit. Il cite pour exemple : Il ne se passe pas de jour sans qu’elle commette une erreur, et récuse la forme suivante : Il ne se passe pas de jour sans qu’elle *ne commette une erreur. Nous nous rallions à ce dernier point de vue.

Plutôt que

Dans l’emploi de la tournure comparative introduite par la locution conjonctive plutôt que, l’usage tend à maintenir l’emploi du ne explétif si la phrase est affirmative. Dans ce cas, si « l’omission de ne est extrêmement rare […] :

On le craint plutôt qu’on ne le respecte.

Ils se complètent plutôt qu’ils ne s’opposent.

c’est qu’on tend en fait à nier le second verbe, en l’écartant au profit du premier » (Hanse et Blampain, 2000, p. 375).

En fait, dans la subordonnée introduite par plutôt que, le verbe est conjugué à l’indicatif et « on le nie en quelque sorte avec ne : Je subissais son amitié plutôt que je ne la choisissais (Sagan, Fr., Un certain sourire); ce que je faisais, c’était subir son amitié, non la choisir » (Hanse et Blampain, 2000, p. 451). Joseph Hanse et Daniel Blampain déconseillent l’omission du ne dans ce cas.

3.6 Le ne explétif après certains verbes impersonnels

Quoique facultative, l’occurrence du ne explétif est à noter dans certaines complétives introduites par des verbes employés dans une forme impersonnelle (Gobbe, 1986, p. 373-374).

Il s’en faut que, peu s’en faut que

On pourra employer ou non le ne explétif dans une phrase (proposition) introduite par les formes impersonnelles il s’en faut que ou peu s’en faut que :

Il s’en fallut de peu qu’il arrivât trop tard à son chevet.

ou

Il s’en fallut de peu qu’il n’arrivât trop tard à son chevet.

Il dépend de… que, il tient à… que

Quand on utilise les formes impersonnelles il dépend de… que et il tient à… que à la forme négative ou interrogative, on peut employer ou omettre le ne explétif.

Il ne dépendait pas de moi que cela se fît.

ou

Il ne dépendait pas de moi que cela ne se fît.

Cela tient-il à moi qu’elle vienne?

ou

Cela tient-il à moi qu’elle ne vienne?

Dans un énoncé à la forme négative introduit par il [ne] dépend ou il [ne] tient que, on omettra le ne explétif si la connotation de la subordonnée est positive.

Il ne tient qu’au juge que cet avocat obtienne gain de cause quand même.

Il est toutefois possible que la subordonnée soit négative. Évidemment, dans ce cas, on aura recours à ne pas (et non au ne explétif).

Il ne dépend que de moi que la fête n’ait pas lieu.

Le sens de cette phrase est : « La fête n’aura pas lieu si cela ne dépend que de moi. » Si l’auteur choisit d’écrire : Il ne dépend que de moi que la fête n’ait lieu, il veut alors dire : « La fête aura lieu, cela ne dépend que de moi. » Il aurait tout aussi bien pu écrire : Il ne dépend que de moi que la fête ait lieu.

4 Conclusion

Une double conclusion s’impose à l’attention :

D’une part, l’analyse des règles présentées nous amène à reconnaître que le ne dit explétif a tellement reculé dans l’usage courant qu’on peut, sans risque d’erreur, en omettre l’emploi dans tous les cas. (Hanse, 1977, p. 30.)

D’autre part, ces mêmes règles nous rappellent que l’emploi du ne dit explétif sert à marquer certaines nuances de la pensée qu’il est utile de savoir reconnaître dans les textes des autres et de pouvoir exprimer, à l’occasion, dans les siens.

Qualifié d’inutile ou de parasite par certains, considéré comme facultatif par d’autres, le ne explétif est source de multiples interrogations. Son emploi à bon escient demeure toutefois l’indice d’une langue soignée, particulièrement à l’écrit.

 

Le Dictionnaire Bordas des pièges et difficultés de la langue française (Girodet, 1997) est fort précis dans le traitement des contextes d’emploi du ne explétif. La question y est en effet traitée à chaque mot qui peut en appeler l’emploi, ou presque. Ainsi le repérage des différents cas peut se faire suivant l’ordre alphabétique des termes, ce qui facilite et accélère de beaucoup la recherche du rédacteur soucieux de respecter les règles et usages de l’emploi du ne explétif.

Bibliographie

Défense de la langue française [s.d.]. « Communiqué publié par l’Académie française le 17-2-1966 », Paris.

DOURNON, François (1994). Le Robert. Dictionnaire des mots et formules célèbres, préface par Alain Rey, Montréal, Éd. Dicorobert, coll. « Les usuels du Robert », xv-405 p.

GAATONE, D. (1971). Étude descriptive du système de la négation en français contemporain (Publication romaines et françaises, CXIV), Genève, Librairie Droz.

GIRODET, Jean (1997). Dictionnaire Bordas des pièges et difficultés de la langue française, Paris, Larousse-Bordas, coll. « Les référents », 896 p.

GREVISSE, Maurice (1967). Problèmes de langage, Gembloux, Duculot, 4e série.

HANSE, Joseph (1977). « Modifications orthographiques et tolérances grammaticales », Bulletin de l’Académie royale de langue et de littérature françaises, Bruxelles, t. LV, no 1.

HANSE, Joseph et Daniel BLAMPAIN (2000). Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne, 4e éd., Bruxelles, Duculot, 649 p.

LAGANE, René (1995). Difficultés grammaticales, Paris, Larousse/Bordas, coll. « Livres de bord », 160 p.

POUGEOISE, Michel (1998). Dictionnaire de grammaire et des difficultés grammaticales, Paris, Armand Colin, coll. « Cursus /Lettres », xii-436 p.

RIEGEL, Martin, Jean-Christophe PELLAT et René RIOUL (1999). Grammaire méthodique du français, Paris, PUF, 5e éd., coll. « Linguistique nouvelle », xxiii-646 p.

Le grand Robert de la langue française, 3e éd., sous la direction d’Alain Rey, Paris, Dictionnaires Le Robert, 6 t.

VENDRYES, J. (1950). « Sur la négation abusive », Bulletin de la Société de linguistique de Paris, Paris, Librairie Klincksieck, t. 46e.

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